mardi, 06 mai 2008
Fonder la bioéthique

Extrait. La démonstration de Kaplan est cohérente d’un bout à l’autre, et il la mène avec brio et intelligence. Sa seule limite, mais de taille, tient à ses postulats libéraux. En mettant l’accent sur l’indépendance — l’autonomie — pour définir les êtres vivants, il oublie que cette indépendance est une abstraction. Abstraction utile dans le domaine pratique, abstraction nécessaire même dans l’ordre moral car elle attribue la responsabilité et la dignité, mais abstraction irrecevable comme telle d’un point de vue ontologique. L’être humain est foncièrement imbriqué dans un univers dont il dépend et dont il est une partie. Le postulat tout moderne de l’autonomie comme caractère constituant des êtres est cohérent avec le choix d’un référentiel médical et non biologique. Mais le principe analytique de la médecine scientifique ne lui permet justement pas de saisir le vivant en tant que vivant. La citation de Jacques Monod que Kaplan rappelle est significative : "Les êtres vivants sont des machines."
04:40 Publié dans Sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avortement, eugénisme, embryon, bioéthique, kaplan, sandel
lundi, 05 mai 2008
Ezra Pound - What is Money For ?
We will never see an end of ructions, we will never have a sane and steady administration until we gain an absolutely clear conception of money. I mean an absolutely not an approximately clear conception. I can, if you like, go back to paper money issued in China in or about A.D. 840, but we are concerned with the vagaries of the Western World. FIRST, Paterson, the founder of the Bank of England, told his shareholders that they would profit because "the bank hath profit on the interest of all the moneys which it creates out of nothing." What then is this "money" the banker can create out of nothing"?
Let us be quite clear. Money is a measured title or claim. That is its basic difference from unmeasured claims, such as a man's right to take all you've got under war-time requisition, or as an invader or thief just taking it all. Money is a measure which the taker hands over when be acquires the goods he takes. And no further formality need occur during the transfer, though sometimes a receipt is given. The idea of justice inheres in ideas of measure, and money is a measure of value.
21:11 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ezra pound
dimanche, 04 mai 2008
Europe, Chine, Tibet: les enjeux géopolitiques
Par Jean-Sylvestre MONGRENIER, chercheur associé à l’Institut Thomas More et chercheur à l'Institut Français de Géopolitique (Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis). Article publié en partenariat avec le portail d'information "Fenêtre sur l'Europe".
Tant sur le plan politique que moral et spirituel, la cause tibétaine suscite de curieuses réactions dans des segments, il est vrai limités, des opinions publiques (et de ceux qui la font). On n’insistera pas sur la dimension commerciale des relations avec la Chine, de fait importante, si ce n’est pour rappeler que les interdépendances économiques sont réciproques. Les menaces de boycott des produits européens pourraient provoquer en retour des campagnes de « China Bashing ». Prudence donc. Par ailleurs, on ne se désolera pas de voir remise en cause une vision douceâtre et mièvre du bouddhisme. Plus que le « non désir de violence » (Ahimsa), ce sont les concepts de « vacuité » (Sûnyatâ), de « compassion » (Karuna), et d’« extinction » des passions (Nirvâna) qui sont au cœur de cette tradition originelle. Ainsi la pratique requiert-elle une forme de virilité spirituelle, avec des prolongements au quotidien ; il arrive qu’un occupant subisse les rigueurs de cette « voie du Milieu » (Mâdhyamika). L’accusation de « racisme » est plus surprenante. L’histoire millénaire de la Chine est celle d’un mouvement géopolitique d’expansion de l’ethnie Han, du nord vers le sud, puis vers l’ouest et le sud-ouest ; les peuples résistant à ce mouvement tomberaient donc sous le coup de législations anti-discriminations. Grands dieux ! Quant à l’argument « modernisateur », simple reproduction de la logomachie maoïste, il relève du négationnisme. Reste que la question du Tibet et l’attitude de Pékin à l’encontre des « nationalités minoritaires », recèlent d’importants enjeux géopolitiques. L’Europe ne peut s’en désintéresser.
18:30 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tibet, chine, jeux olympiques, lhassa, géopolitique
samedi, 03 mai 2008
Ville nouvelle, vecteur de contre-civilisation
[Euro-Synergies] La revue du Dr. Hans-Dietrich Sander, Staatsbriefe, a publié il y a près de dix ans (n°11/1996) un dossier sur la ville ensauvagée de notre fin de millénaire. Les événements qui ont secoué les banlieues françaises en novembre 2005 nous obligent à méditer une fois encore ce texte fondamental dû au philosophe allemand Knörzer, qui fait figure de véritable prophète aujourd’hui. Nous en avions publié, dans les colonnes de “Vouloir”, l’introduction et le texte complet.20:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : urbanisme, banlieue, berlin, sander, architecture
vendredi, 02 mai 2008
« Israël survivra-t-il »

Du grain à moudre [France Culture]
par Julie Clarini et Brice Couturier
émission du jeudi 1er mai 2008
Diffusion du débat Théo Klein, Antoine Sfeir à l’occasion de la parution du livre sur « Israël survivra-t-il » (éditions de l’Archipel)
16:50 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : israël, antoine sfeir, théo klein, sionisme
jeudi, 01 mai 2008
Le ''dernier homme'' de Nietzsche
On surveillera avec intérêt la revue semestrielle de philosophie et de sciences humaines Le Portique [signalée par Europe-Puissance].
"Le processus fondamental des Temps modernes, c’est la conquête du monde en tant qu’image conçue. Le mot image signifie maintenant la configuration (Gebild) de la production représentante. En celle-ci l’homme lutte pour la situation lui permettant d’être l'étant qui donne la mesure à tout étant et arrête toutes les normes…. Pour cette lutte entre visions du monde et conformément au sens de cette lutte, l’homme met en jeu la puissance illimitée de ses calculs, de ses planifications et de sa culture universelle."
Martin Heidegger (Chemins qui ne mènent nulle part).
On lira en particulier l'article de Benoît Goetz consacré au personnage du dernier homme de Nietzsche.
"Il y a, chez les femmes et chez les hommes de ce temps, une manière plutôt souveraine de perdre pied sans angoisse, et de marcher sur les eaux de la noyade du sens. Une manière de savoir, précisément, que la souveraineté n’est rien, qu’elle est ce rien dans lequel le sens, toujours, s’excède. Ce qui résiste à tout, et peut-être toujours, à toute époque, ce n’est pas un médiocre instinct d’espèce ou de survie, c’est ce sens-là."
Jean-Luc Nancy (Le Sens du monde)
19:59 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : philosophie, nietzsche
mercredi, 30 avril 2008
Dandysme
20:12 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dandysme
lundi, 28 avril 2008
Mai 68 par Alain de Benoist
[ER] La commémoration de Mai 68 revient tous les dix ans, avec la même marée de livres et d’articles. Nous en sommes au quatrième épisode, et les barricadiers du « joli mois de mai » ont aujourd’hui l’âge d’être grands-pères. Quarante après, on discute toujours pour savoir ce qui s’est exactement passé durant ces journées-là – et même s’il s’est passé quelque chose. Mai 68 a-t-il été un catalyseur, une cause ou une conséquence ? A-t-il inauguré ou simplement accéléré une évolution de la société qui se serait produite de toute façon ? Psychodrame ou « mutation » ?
13:13 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mai 68, alain de benoist, alain soral
dimanche, 27 avril 2008
Trois jeunes soldats
[Signalé par LCN] Un brillant essai, signé Maurizio Serra, retrace trois des plus extraordinaires aventures intellectuelles du XXe siècle. Comme ils sont irritants, tous les trois! Plus soucieux de se construire une légende que de s'imposer par leur oeuvre. Jouant au «grand écrivain», mais si peu sûrs de l'être. L'un, Aragon, passant d'une jeunesse romantique à une maturité totalitaire; l'autre, Drieu, rongé par un sentiment de faiblesse qu'il essaie de transformer en idéologie de la force; le troisième, Malraux, compensant la mort de Dieu et l'échec des révolutions par des gesticulations théâtrales. Classés pour l'éternité l'un communiste, l'autre fasciste, le troisième gaulliste, mais tous les trois, au fond, esthètes déguisés en anti-bourgeois minés par la honte de n'être que des bourgeois, unis par la recherche éperdue d'un père protecteur, à qui le hasard ou le destin prêteront la figure, presque interchangeable, de Thorez, Doriot ou de Gaulle.12:50 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, drieu la rochelle, malraux, aragon, maurizio serra
samedi, 26 avril 2008
Menaces : qui ? Où ? Pourquoi ? Comment ? - Xavier Raufer
[Xavier-Raufer] Le présent livre est consacré à la future stratégie nationale de sécurité pour la France. Il y sera donc fort logiquement question des forces armées françaises, du renseignement, de la sécurité intérieure, des industries de défense, de la cyberguerre, de la mise en sécurité de nos territoires et du blanchiment.

16:50 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : armée française, livre blanc, terrorisme, xavier raufer
vendredi, 25 avril 2008
Post-humanisme - Règles pour le Parc humain
Il suffit qu’il soit bien clair que les prochaines longues périodes seront pour l’humanité celles des décisions politiques concernant l’espèce. Ce qui se décidera, c’est si l’humanité ou ses principales parties seront capables d’introduire des procédures efficaces d’auto-apprivoisement. C’est que la culture contemporaine est elle aussi le théâtre du combat de titans entre domestication et bestialité, et entre leurs médias respectifs. Dans un processus de civilisation qui doit affronter une vague de désinhibition sans précédent, il serait bien surprenant que l’apprivoisement enregistre des succès. Savoir, en revanche, si le développement va conduire à une réforme génétique de l’espèce ; si l’anthropo-technologie du futur ira jusqu’à une planification explicite des caractères génétiques ; si l’humanité dans son entier sera capable de passer du fatalisme de la naissance à la naissance choisie et à la sélection pré-natale, ce sont là des questions encore floues et inquiétantes à l’horizon de l’évolution culturelle et technologique.
Lire Règles pour le Parc humain
Réponse à la lettre sur l'humanisme
par Peter Sloterdijk
15:10 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peter sloterdijk
jeudi, 24 avril 2008
Mutation et performances sportives
En 1999, Kathryn North, de l'université de Sydney, découvre que 18 % des personnes d'origine européenne sont dépourvues d'une protéine importante, l'alpha actinine 3 (ACTN3). Cette protéine des muscles squelettiques est utilisée par les fibres à contraction rapide sollicitées lors d'un effort violent. Pourtant, toutes les personnes qui en sont dépourvues se portent bien. Poursuivant leur enquête, les chercheurs se tournent alors vers les athlètes de leur pays et découvrent que toutes les sprinteuses d'élite possèdent l'ACTN3. Chez les hommes, elle est toujours présente lorsqu'ils pratiquent un sport nécessitant un effort intense au niveau olympique.
09:33 Publié dans Sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : génétique, biodiversité, mutation, actn3
mercredi, 23 avril 2008
La fin de la « mondialisation heureuse » : un retour vers des économies plus autocentrées ?
[Via Polémia] Les mois de mars et d'avril 2008 ont été marqués par un tumulte médiatique sur des sujets anecdotiques : les heurs et malheurs d’Ingrid Betancourt, la perturbation du parcours de la flamme olympique, les banderoles de mauvais goût du PSG, les profanations de cimetières ou les agonies télévisées : un programme de divertissement et d'ahurissement de l'opinion qui a permis d'occulter les sujets majeurs. Notamment l'ampleur de la crise économique – 1.000 milliards de dollars de pertes annoncés par le FMI – qui marque la fin de la « mondialisation heureuse ». Heureuse pour certains, sans doute. Mais malheureuse pour beaucoup.
07:51 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, crise, mondialisation, subprime
mardi, 22 avril 2008
Alain de Benoist - La décroissance !
07:00 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alain de benoist, serge latouche, paul ariès, décroissance, écologie
lundi, 21 avril 2008
Le plus vieil Européen connu a plus d'un million d'années
Pour la première fois,un fossile humain de plus d'un million d'années a été mis au jour en Espagne.
Une mandibule datant de 1,1 à 1,2 million d'années a été exhumée cet été dans la Sima del Elefante (la «grotte de l'éléphant») qui se trouve dans le massif d'Atapuerca près de Burgos, en Espagne. Elle pourrait appartenir à l'espèce Homo antecessor, selon une récente étude menée par Eudald Carbonell et ses collègues. Ce qui en fait le plus ancien fossile humain mis au jour en Europe. Jusqu'à présent, les scientifiques ne disposaient comme trace de vie humaine sur le Vieux Continent à cette époque que des outils et de la faune.
19:26 Publié dans Identité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 20 avril 2008
Les concepts stratégiques des Etats-Unis depuis la fin de la guerre froide
De la position de leader du monde libre à celle de puissance prédatrice
[Via ARCTOGAÏA, Moscou / Traduction: Euro-Synergies] Si, dans la période de la guerre froide, le fondement de la politique extérieure des Etats-Unis d'Amérique était un fondement unique, en définitive réductible à trois énoncés simples : pratiquer l'«endiguement» (containment) de l'URSS, freiner la diffusion dans le monde de l'idéologie communiste et promotion de la croissance économique dans le monde dit "libre", c'est-à-dire dans le monde placé sous l'hégémonie américaine; avec la chute du Mur de Berlin, une phase nouvelle s'est ouverte, marquée par une pluralité de conceptions stratégiques possibles. Ces conceptions stratégiques appartiennent en fin de compte à trois filons principaux, que les stratèges américains ont défini comme suit, car ils aiment, en général, utiliser des expressions clefs : l'«internationalisme triomphant», le «néo-isolationnisme» ou «désengagement» et, enfin, le «néo-interventionnisme sélectif».14:05 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, géopolitique, europe, irak, afghanistan, impérialisme, stratégie
samedi, 12 avril 2008
Fondements nominalistes d'une attitude devant la vie

[Via Askesis] Toute théorie nominaliste postule que les idées ne sont vraies que pour autant qu'elles sont incarnées, c-à-d. vécues. Ce n'est pas seulement là une question d'éthique (mettre en accord ses idées et ses actes), mais une affirmation à portée beaucoup plus générale : il n'y a pas de vérité en dehors de ce qui est incarné ; ce qui, pour nous, revient à dire qu'il n'y a pas de réalité en dehors du réel. Notre "anti-intellectualisme" découle de cette conviction que la vie vaut toujours mieux que l'idée qu'on s'en fait ; qu'il y a prééminence de l’âme sur l'esprit, du caractère sur l'intelligence, de la sensibilité sur l'intellect, de l'image sur le concept, du mythe sur la doctrine.
13:30 Publié dans 1. Orientations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nominalisme, éthique
vendredi, 11 avril 2008
L’asservissement énergétique de l’Europe
Loin de se libérer en développant des alternatives au Gaz et au pétrole, l’Europe crée les conditions de son propre asservissement. Michel Poirier en examine les conséquences géopolitiques.
L’Administration Reagan avait averti l’Europe qu’elle allait se trouver devant un chantage permanent de la part de la Russie si elle lui accordait la place de premier fournisseur pour ses approvisionnements en gaz et pétrole. «L’Histoire nous apprend que prendre nos désirs pour des réalités et rechercher naïvement la conciliation avec nos adversaires n’est que folie. Cette attitude reviendrait à trahir notre passé et à dilapider notre liberté» disait-il au cours de son discours sur «L’Empire du Mal» en 1983.
25 ans après, la Russie occupe la place de premier fournisseur de gaz de l’Europe avec un total qui représente le quart de ses besoins, mais plus de la moitié de ses importations...
16:53 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : liberty vox, gazprom, énergie
jeudi, 10 avril 2008
Chantal Desol interroge Jean-François Mattéi

Ce “regard” est d’ordre théorique en ce qu’il vise intentionnellement une idée éloignée de toute empiricité : l’idée de vérité, l’idée de justice, l’idée de bien ou l’idée d’humanité.
19:22 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : regard vide, husserl, patocka, mattéi, valeurs actuelles, europe
jeudi, 03 avril 2008
Pour une Révolution Conservatrice de l'Université

Si elle entend survivre et participer à maintenir notre peuple dans l’histoire, l’Université doit se faire le lieu d’une avant-garde aristocratique, identitaire, organiciste et personnaliste, réalisant ainsi l’admirable voeu du plus grand philosophe du XXe siècle, le Recteur Martin Heidegger. Entre les mains d’une nouvelle génération, elle peut et doit être l’instrument de la Reconquête pour laquelle nous militons.
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L’Université n’a pas vocation à former des travailleurs, mais une élite. Plus encore, son devoir est la formation d’une aristocratie – cette élite de l’Esprit – par définition politique et enracinée. L’étudiant doit se préparer à assumer son futur rôle de cadre national et européen : cet effort de formation légitime son statut privilégié (les études relevant de l’otium et/ou de l'instruction) au sein de la Communauté. C’est elle qui, nous reconnaissant le droit – et de fait, le devoir – de développer notre intelligence, nous assigne comme tâche la résolution de ses problèmes (meta-)politiques et, parallèlement, le développement de ses Sciences et de ses Lettres. Au sein de l’Université, chaque étudiant est donc un engagé, à tous les sens du terme.
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Une telle conception – la seule à échapper à l’hypocrisie des Modernes et, à dire vrai, qui puisse répondre aux impératifs d’un temps d’avant-guerre – implique que l’Université redevienne un corps intermédiaire reconnu et respecté. Reconnaissable et respectable, pour mieux dire. Elle doit redevenir un véritable microcosme, accueillant les autres mondes intégrés, descendant des associations jusqu’au niveau des étudiants, et réciproquement. En d’autres termes, l’Université authentique n’est pas la juxtaposition hasardeuse de différentes promotions, mais l’espace communautaire articulé dédié à la formation des individualités sélectionnées et des fidélités.
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L’Université doit donc renouer avec la Tradition et les traditions : elle doit oeuvrer au renouveau de la Pensée par le retour au Sol, selon le souhait du défunt marcheur de Souabe; ressusciter les authentiques corporations sous l’égide d’une nouvelle collégialité des étudiants et de leurs professeurs ; promouvoir une sociabilité différenciée dans le cadre d'une autarcie impériale ; développer une éthique inspirée des codex et des coutumes perdurant dans d’autres terres d’Europe (songeons à la Mensur des anciennes universités impériales) ; former ainsi une jeunesse redevenue saine et forte.
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Le système libéral (entendu comme vision du monde et discours de la Forme-Capital), est l’ennemi mortel de la jeunesse qui doit se hisser jusqu’à la maturité et se conquérir elle-même. Face à l’utopie mondialiste, l’Université doit tendre à l’autarcie, préliminaire à une possible et nécessaire réappropriation des destins: la liberté et l’autorité authentique (auctoritas : maîtrise de soi, charisme, puissance d’être) qui fondent toute personnalité ne pouvant en effet se développer dans le cadre essentiellement dégénérescent et régressif de la société libérale. Purifiée des influences confédérées, l’Université redeviendra le lieu de l’auto-création et du dévoilement de la Personne que nous appelons de nos voeux, permettant le dépassement positif de l’insignifiance de la post-Modernité.
14:05 Publié dans 1. Orientations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : révolution conservatrice, moeller, spengler, jünger, evola, salomon, nietzsche



