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mardi, 06 mai 2008
Fonder la bioéthique
Résumé : Quand commence la vie ? Comment définir le rapport à la vie naissante et dans son développement à l'ère des biotechnologies ?
par Guillaume DE LACOSTE LAREYMONDIE

Extrait. La démonstration de Kaplan est cohérente d’un bout à l’autre, et il la mène avec brio et intelligence. Sa seule limite, mais de taille, tient à ses postulats libéraux. En mettant l’accent sur l’indépendance — l’autonomie — pour définir les êtres vivants, il oublie que cette indépendance est une abstraction. Abstraction utile dans le domaine pratique, abstraction nécessaire même dans l’ordre moral car elle attribue la responsabilité et la dignité, mais abstraction irrecevable comme telle d’un point de vue ontologique. L’être humain est foncièrement imbriqué dans un univers dont il dépend et dont il est une partie. Le postulat tout moderne de l’autonomie comme caractère constituant des êtres est cohérent avec le choix d’un référentiel médical et non biologique. Mais le principe analytique de la médecine scientifique ne lui permet justement pas de saisir le vivant en tant que vivant. La citation de Jacques Monod que Kaplan rappelle est significative : "Les êtres vivants sont des machines."
04:40 Publié dans Sciences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avortement, eugénisme, embryon, bioéthique, kaplan, sandel

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