lundi, 09 juin 2008

Sur Les Collines de Mandchourie - Urga

Extrait de la bande originale du film URGA de Nikita Mikhalkov (1991)

Valse célèbre datant de 1906, initialement composée par Ilya Alekseevitch Shatrov à la mémoire de ses compagnons morts durant le conflit russo-japonais de 1904-1905 qui aboutit à un massacre des russes sur les collines de Mandchourie.
Cette valse a été reprise et adaptée par Richard Galliano pour les besoins du film URGA.

Commentaires

Le Sorgho dort
Les collines sont sous la brume...
Sur les collines de Mandchourie, les guerriers dorment
Et ne peuvent entendre les larmes russes

La peur rôde
Seul le vent pleure sur les collines
parfois la lune sort de derrière les nuages
Et éclaire les tombes des soldats

Les croix des beaux et lointains héros blanchissent
Les ombres du passé rôdent alentours
Et nous parlent du sacrifice inutile

Jours sombres après jours sombres
Proses après proses
Nous ne pouvons oublier cette guerre
Et les larmes apparaissent

Les corps de ces héros
Sont depuis longtemps pourris dans leurs tombes
Mais nous ne leur avons pas donné
les derniers honneurs

Dormez en paix, Fils
Vous êtes morts pour la Russie, pour la Patrie,
Mais, croyez nous, nous prendrons la revanche
Et ferons une bataille sanglante

Mère en pleurs
Jeune femme en larmes
Toute la Russie pleure comme un seul homme
Maudissant ce funèbre destin...

Ecrit par : Moriganes | lundi, 09 juin 2008

Magnifique film. Superbe chanson.
Des rires aux larmes.
L'âme russe.


"Deux tziganes, sans répit, grattent leurs guitares,
Ranimant du fond des nuits toute ma mémoire
Sans savoir que roule en moi un flot de détresse,
Font renaitre sous leurs doigts ma folle jeunesse

E kh raz, is cho raz
Is ch mnaga mnaga raz
E kh raz, is cho raz
Is cho mnaga mnaga raz

Jouez tziganes, jouez pour moi avec plus de flammes
Afin de couvrir la voix qui dit mon âme
Où as-tu mal? Pourquoi as tu mal
T'as mal à la tête mais,
Bois un peu moins aujourd'hui
Tu boiras plus demain
Et encore plus après demain

(Refrain)

Je veux rire, je veux chanter
Et souler ma peine
Pour oublier le passé qu'avec moi je traine
Allez, apportez-moi du vin fort
Car le vin délivre
Oh, versez, versez m'en encore
Pour que je m'enivre

(Refrain)

Deux guitares en ma pensée jettent un trouble immense
M'expliquant la vanité de notre existence
Que vivons nous? Pourquoi vivons nous?
Quelle est la raison d'être?
Tu es vivant aujourd'hui, tu seras mort demain
Et encore plus après demain

La la la ekh
En is ch,is ch, is ch mnaga mnaga mnaga eh
En is ch raz, ch mnaga mnaga raz

Quand je serais ivre mort
Faible et lamentable
Et que vous verrez mon corps rouler sous la table, alors..
Alors vous pourrez cesser vos chants qui raisonnent
Mais en attendant, jouez
Jouez je l'ordonne!"

Aznavour, les deux guitares.

A nous!

Ecrit par : matthieu | samedi, 06 décembre 2008

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