samedi, 04 octobre 2008
Slavoj ZIZEK, "État d’urgence et dictature révolutionnaire"

En fait tout a commencé dans les années 1950 et 1960, quand l’École de Francfort a adopté une attitude de plus en plus critique vis-à-vis de la notion marxiste classique de la nécessité historique de la révolution. Cette critique a culminé dans l’abandon de la notion hégélienne de « négation déterminée », son versant complémentaire résidant dans la montée de la notion du « tout autre » (ganz Anderes) en tant que perspective de dépassement utopique de l’ordre technocapitaliste mondial. L’idée est que, puisque la « dialectique des Lumières » tend vers le point zéro de la société totalement « administrée », il n’est plus possible de concevoir une rupture possible d’avec la spirale mortifère de cette dialectique au moyen de la notion marxiste classique selon laquelle le Nouveau sortira des contradictions même de la société actuelle, à travers son dépassement immanent. L’impulsion nécessaire à un tel dépassement ne peut venir que d’un Ailleurs, d’un Autre non-médié. L’abandon de la négation déterminée n’est bien entendu que l’autre versant de l’acceptation du triomphe du capitalisme. Le signe le plus tangible du triomphe idéologique du capitalisme se trouve dans la disparition virtuelle du terme au cours des deux ou trois dernières décennies.
19:37 Publié dans Le politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : zizek, badiou, marx, schmitt, droit, lacan

Commentaires
On l'a toujours dit.. La solution est à l'est.
Quoi que la Slovénie... Non, non ce n'est pas italien :)
Ecrit par : PARIS MOCKBA | jeudi, 09 octobre 2008
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