mardi, 22 avril 2008

Alain de Benoist - La décroissance !

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jeudi, 11 octobre 2007

Modernité : Y'a bon pyralène ...

a28d1cee686caa3a456a4878ca751e0f.jpgDétectée dans le Rhône cet été, la pollution aux polychlorobiphényles (PCB) concerne l’ensemble du territoire français selon une enquête du ministère de l’Écologie. Plus de trente sites sont extrêmement contaminés

Depuis cet été, il est interdit de pêcher dans le Rhône, du barrage de Sault-Brenaz dans l’Ain à la Méditerranée. En cause, la forte contamination du fleuve aux polychlorobiphényles (PCB), plus connus sous le nom de pyralène, une substance chimique utilisée notamment dans la fabrication des transformateurs ou le traitement thermique des déchets. C’est le travail de l’entreprise Trédi, située à Saint-Vulbas, qui fait l’objet d’une enquête depuis la découverte des taux anormaux de PCB dans le Rhône, au bord duquel elle est implantée. Un taux 5 à 12 fois supérieur aux normes sanitaires européennes. Aujourd’hui, Trédi se défend de ne rejeter qu’1 gramme de PCB par jour dans le fleuve. Mais l’usine en rejetait 1,5 kilos par jour jusqu'en 1988. Le produit a fini par contaminer les poissons.
Une enquête menée par les réseaux de surveillance sur les milieux aquatiques du ministère de l'Écologie révèle à présent que l’ensemble du territoire français est touché par cette pollution. 852 prélèvements ont été effectués, 40% sont jugés préoccupants. Ils concernent la Seine, en aval de Rouen, la Loire et certains de ses affluents, le Rhin, la Moselle, et les canaux de l’Artois et de la Picardie.

Origine ancienne
Les PCB sont utilisés dans l’industrie depuis les années 30. Colles, joints, papiers peints : on les retrouvait partout. Ils ont été cependant interdits en 1987 en raison de leur caractère cancérigène. Leur usage est limité jusqu’en 2010 aux condensateurs électriques et transformateurs. Mais ces substances très peu solubles ont eu tout le temps, après s’être infiltrés dans les sous-sols des sites industriels les utilisant et les nappes phréatiques, de s’accumuler dans les sédiments des cours d’eau, contaminant eux-mêmes les poissons.
La secrétaire d’État à l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet présidait hier, à Lyon, un comité de pilotage sur la pollution du Rhône au pyralène, visant à approfondir les derniers résultats de l’enquête du ministère et à mettre en place des solutions. Selon la ministre, une dépollution est impossible financièrement et techniquement. Un système de bactérie capable de digérer les PCB est à l’étude. Pour l’instant, l’inquiétude gagne les professionnels : la pêche pourrait prochainement être interdite dans les étangs de Camargue, alimentés par le Rhône, mais également en Méditerranée…


Nicolas

mardi, 25 septembre 2007

Nature morte

af6bf5e010cef85732c190ccd7d61361.jpgAlors que le Protocole de Kyoto touche à sa fin en 2012, pour la première fois 150 pays sont réunis à New York sous l’égide de l’ONU pour discuter de l’avenir du climat. Jeudi et vendredi, ce sera au tour de George Bush de se prononcer.

Il était temps que le monde s’affole. Alors que le climat se détériore, l’ONU a reçu hier en réunion plénière 150 pays amenés à discuter, voire plus si affinités, sur l’avenir de la planète. Hier à New York, les participants ont réfléchi autour de quatre thèmes : l’atténuation des émissions de gaz à effets de serre, l’adaptation aux changements climatiques, les technologies à utiliser pour enrayer le fléau et le financement des projets.
Car les prochaines échéances s’annoncent cruciales : dès le mois de décembre, une conférence mondiale se tiendra à Bali afin d’envisager un avenir au Protocole de Kyoto,signé en 2003 par 36 pays industrialisés visant à diminuer de 5% les émissions de gaz à effets de serre et de CO2 d’ici 2012, l'accord expire dans cinq ans et il reste tant à faire !
Au vu des changements mondiaux, le Protocole de Kyoto apparaît désuet. Le Canada a pris les devants en annonçant que son objectif de 5% de réduction de ses émissions de gaz à effets de serre ne serait pas atteint. L’Australie n’a pas ratifié Kyoto, tout comme les Etats-Unis.

D'ailleurs, alors que les USA n’ont pas participé à la réunion d’hier , ils organisent dans la foulée de l’ONU une réunion en fin de semaine avec les 18 plus gros pays émetteurs de gaz à effets de serre. Jeudi et vendredi, 90% des émetteurs mondiaux de gaz seront donc à la Maison-Blanche, rassemblés par le Président américain. En plus des incontournables du G8, l’Inde, la Chine ou le Brésil ont été invités.
Tous pencheront pour réfléchir à comment réduire par deux les gaz à effets de serre d’ici à 2050. Les Etats-Unis prônent une "approche sectorielle" propre à chaque pays plutôt qu’une "approche globale" qui ne tiendrait pas compte des spécificités de chaque situation. En réalité, l'Indépendance "sectorielle", c'est pour les USA la défense inconditionnelle de la vieille maxime : Après moi le déluge ...


Marie