lundi, 02 juin 2008
L'Eurocrate, le Souverainiste et le Plombier Polonais
Par Olivier JAROSZ et Gilles Emmanuel JACQUET
La construction européenne apparaît moins comme la clé de la prospérité du vieux continent que comme une tentative, à ce jour infructueuse, d'enrayer le déclin bientôt séculaire de ce qui fut le foyer de la civilisation occidentale. Dans tous les principaux domaines, qu'il s'agisse de l'emploi, de prospérité, de sécurité, de démographie, de culture, de langue, le bilan est somme toute modeste. Perçus comme des mouvements insidieux dont le rôle consisterait à détruire l'édifice européen de l'intérieur, les groupes parlementaires eurocritiques peuvent aussi être vus comme un révélateur des faiblesses de la construction européenne. Les élites européennes semblent vouloir combler la lacune identitaire de leur projet par une uniformisation culturelle qui créera une identité européenne artificielle, détachée d'un long passé et dont la raison d'être était une diversité harmonieuse.
04:33 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, pologne, bruxelles
dimanche, 20 avril 2008
Les concepts stratégiques des Etats-Unis depuis la fin de la guerre froide
De la position de leader du monde libre à celle de puissance prédatrice
[Via ARCTOGAÏA, Moscou / Traduction: Euro-Synergies] Si, dans la période de la guerre froide, le fondement de la politique extérieure des Etats-Unis d'Amérique était un fondement unique, en définitive réductible à trois énoncés simples : pratiquer l'«endiguement» (containment) de l'URSS, freiner la diffusion dans le monde de l'idéologie communiste et promotion de la croissance économique dans le monde dit "libre", c'est-à-dire dans le monde placé sous l'hégémonie américaine; avec la chute du Mur de Berlin, une phase nouvelle s'est ouverte, marquée par une pluralité de conceptions stratégiques possibles. Ces conceptions stratégiques appartiennent en fin de compte à trois filons principaux, que les stratèges américains ont défini comme suit, car ils aiment, en général, utiliser des expressions clefs : l'«internationalisme triomphant», le «néo-isolationnisme» ou «désengagement» et, enfin, le «néo-interventionnisme sélectif».14:05 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, géopolitique, europe, irak, afghanistan, impérialisme, stratégie
jeudi, 10 avril 2008
Chantal Desol interroge Jean-François Mattéi

Ce “regard” est d’ordre théorique en ce qu’il vise intentionnellement une idée éloignée de toute empiricité : l’idée de vérité, l’idée de justice, l’idée de bien ou l’idée d’humanité.
19:22 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : regard vide, husserl, patocka, mattéi, valeurs actuelles, europe
lundi, 24 mars 2008
Russie-Europe

19:17 Publié dans Agenda | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : russie, poutine, medvedev, géopolitique, europe, etats-unis, encerclement
mercredi, 13 février 2008
Soirée russe de Résistance Etudiante
11:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Russie, chant, Résistance Etudiante, soirée russe, Europe
dimanche, 03 février 2008
Liberté et Indépendance pour notre Europe !

En attendant les résultats des élections en Serbie et dans l‘espoir d‘une victoire du nationaliste, nous devrions dire de l‘Homme Libre Tomislav Nikolic … Piqûre de rappel !
Le Parlement européen a adopté le 13 décembre 2007, par 257 voix pour, 15 contre et 39 abstentions, une résolution par laquelle il demande aux États membres de « supprimer le financement public des partis politiques qui ne respectent pas les droits de l’Homme,les libertés fondamentales, la démocratie et l’État de droit ».
Il demande aussi à la Commission européenne de faire en sorte qu’aucun financement communautaire ne soit accordé aux médias utilisés comme tribune pour « promouvoir à grande échelle les idées racistes, xénophobes ou homophobes ». (Toute défense de la famille est « homophobe », toute défense de l’identité nationale est « xénophobe », la préférence nationale, pourtant pratiquée dans la majorité des pays en dehors de l’Europe, est « raciste », etc.).
Et, s’alarmant du risque qu’aux élections européennes de 2009 des partis « extrémistes » obtiennent une représentation, il demande aux groupes politiques de « prendre des mesures appropriées afin d’éviter qu’une institution « démocratique » ne serve de tribune pour financer et relayer dans l’opinion des messages anti-démocratiques. »
" Tous ces prétendus hommes politiques sont les pions, les cavaliers, les tours ou les fous d’une partie d’échecs qui se jouera tant qu’un hasard ne renversera pas le damier." Honoré de Balzac
17:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Europe, Serbie, Identité, Islamistes, Bruno Gollnisch
mercredi, 16 janvier 2008
Quatre générations de Bush, Quatre Guerres !!!
16:09 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Politique, USA, Bush nazi, Amériques, Europe, guerre d'Irak
lundi, 14 janvier 2008
Serbie - Kosovo

Le Numéro 34 de la Revue de Terre et Peuple vient de paraître. Vous y trouverez un dossier spécial sur le Kosovo et la Russie.
En complément de ce numéro, nous vous invitons à entrer dans un petit morceau du quotidien de nos frères Serbes, en écoutant ce chant qui lie les Serbes entre eux : Vidovdan
Il s'agit là d'une chanson très ancienne qui glorifie le sacrifice de la noblesse et des soldats vaincus du royaume de Serbie en 1389, au Champs des Merles (Kosovo polje), qui, faits prisonniers, préférèrent la décapitation au renoncement à leur identité slave. C'est, en fait, plus qu'un chant presque un cantique qui correspond au jour de Vidovdan (28 juin dans notre calendrier), fête nationale des Serbes depuis des siècles.
L'intérêt de la vidéo est que son début est tourné très récemment à l'endroit exact de la bataille où furent immolés les héros.
Le refrain peut se traduire (en simplifiant) par " Nous reviendrons toujours au Kosovo". Émouvant et courageux...
Regardez bien les dessins des enfants à la fin... pas de fleurs, pas de maisons avec des jardins de fleurs… mais leur vécu !
Voici aussi l'extrait d’un excellent article d'un résistant Serbe ( Miodrag Janković, Belgrade. Décembre 2007 ) ; article que vous retrouverez en intégralité dans ce numéro de la revue : « …L’Europe propose à la Serbie sa culture. Mais de quoi s’agit-il ? On renifle déjà à Belgrade la puanteur du cadavre de la culture européenne, mais aucune nouvelle culture européenne n’est en vue. L’Europe propose à la Serbie sa civilisation de paillettes. Ses anomalies. Afin d’avoir le droit de vivre dans une telle Europe, la Serbie doit avant tout, renoncer à ses traditions, et limiter au minimum sa foi orthodoxe. L’Europe est un bateau ivre. Un lieu où ne règne pas l’Esprit. Et quand l’Esprit ne règne pas, peut importe ce qui règne : c’est un usurpateur. C’est pour cela que non seulement elle ment et se ment à elle-même mais aussi qu’elle a pour but de convaincre les autres qu’elle est dans la vérité. La civilisation européenne n’existe plus, elle est tombée, et maintenant l’Europe veut convaincre la Serbie que sans elle le danger la menace… L’Europe proclame, à tous ceux qui veulent l’entendre, que l’Humanité ne survivra que si le concept européen est accepté. Quel mensonge ! L’humanité n’existe pas. L’essentiel c’est l’homme. La Serbie est aujourd’hui dans la même situation que celle où se trouvait Saint Jean. Il savait ce qu’il voulait et il ne se laissait pas faire. Il attendait que s’achève le jugement dernier. Et la Serbie sait ce qu’elle veut et ne se laissera pas faire »
22:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Serbie, Kosovo, Russie, Europe
jeudi, 10 janvier 2008
Solidarité Kosovo

4è mission caritative de Solidarité Kosovo
Noël 2007
26 décembre 2007, nous sommes le lendemain de Noël et cela fait deux semaines que la mission de « conciliation » de l'ONU au Kosovo et en Métochie s'est soldée par un échec. Serbes et Albanais du Kosovo et de la Métochie ne sont pas tombés d'accord,la situation sur place est de nouveau très tendue car les Albanais menacent de déclarer une indépendance unilatérale d'un moment à l'autre au détriment du droit international. Malgré la situation, les bénévoles de Solidarité Kosovo partent apporter leur soutien économique et moral à leurs amis Serbes du Kosovo et de la Métochie.
Voici le compte-rendu de cette mission :
Après un voyage de 32 heures et plus de 1500 kilomètres de routes européennes enneigées, nos deux camions arrivent à bon port en Serbie. Non sans embûches comme lors de chaque voyage.
Le lendemain de notre arrivée nous organisons avec nos amis sur place la mission de distribution uniquement réservée, cette année, aux Serbes vivant dans les enclaves. La situation des enclaves est dramatique. Sur leur propre terre ces Serbes résistent jour et nuit contre l'albanisation de leur pays. Malgré les attaques incessantes des terroristes albanais et l'ignorance affichée à leur égard par les instances internationales ces Serbes font preuve d'un très grand courage et d'une foi qui surpassent de loin l'imaginable.
17:45 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Serbie, Albanie, Kosovo, Europe, Solidarité Kosovo
samedi, 05 janvier 2008
Le mercredi d'Hubert
Mercredis de la Nouvelle Action Royaliste - A Paris, chaque mercredi, la N.A.R accueille ses sympathisants dans ses locaux (17, rue des Petits-Champs, Paris 1er, 4e étage) pour un débat avec un conférencier, personnalité politique ou écrivain.
La conférence commence a 20 heures très précises (accueil a partir de 19 h 45 - Entrée libre, une participation aux frais de 1,50 euro est demandée), elle s'achève vers 22 h. Un dîner amical est alors servi pour ceux qui désirent poursuivre les discussions (participation aux frais du dîner : 5 euros).
Mercredi 9 janvier - Riche de son expérience d'ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert VEDRINE poursuit de livre en livre son analyse des relations internationales depuis la chute du mur de Berlin.
Parce qu'ils avaient le sentiment illusoire d'avoir gagne la partie, les Européens ont cru qu'ils pouvaient paisiblement sortir de l'Histoire - alors que parallèlement l'impression d'une victoire sur le camp socialiste déclencha chez les Américains une formidable volonté de puissance.
Il en résulta une "Irrealpolitik" dangereuse et stérile dont il nous faut sortir afin de "Continuer l'Histoire". Tel est le projet que formule Hubert Védrine dans le récent ouvrage qu'il viendra présenter. Quels sont les nouveaux enjeux auxquels la France et l'Europe sont confrontées ? Comment définir une nouvelle politique européenne ? A quelles conditions la France peut-elle retrouver un rôle déterminant dans le mouvement de l'Histoire ?
Hubert Védrine rappelle tout d'abord le vertige qui a saisi l'Occident en 1990. Le monde entier allait vers la sérénité de la "fin de l'Histoire". Cette dernière n'a pas tardé à rappeler qu'elle vivait encore et que des forces nouvelles la mettaient en mouvement : septembre 2001, engagement débridé des Américains au Moyen-Orient, affrontements intercommunautaires, échec européen, dérive de la bulle financière, montée des inquiétudes écologiques, etc. Le monde qui vient fait peur aux vieilles nations qui perdent leur influence et surtout leurs repères.
Ce nouveau monde multipolaire qui nous environne nous a donc, nous occidentaux, en partie privés de notre pouvoir de faire l'histoire. De plus, en dépit de son efficacité économique libérale, il ne prend pas bien en charge les effets et les coûts des conséquences de ses actes dans les domaines sociaux et environnementaux en particulier. Une régulation est nécessaire et des organes internationaux tentent de l'établir, mais sous le contrôle évanescent d'états qui ont peu à peu cédé une part croissante de leur pouvoir pour rendre cette régulation possible. Paradoxe. L'illusion la plus pernicieuse devient celle d'un supranationalisme rampant, privant les État de leur capacité à donner le la. C'est donc une mise au clair du rôle des états que souhaite l’auteur face aux institutions supranationales, états qui seuls ont la légitimité suffisante pour prendre, si et quand nécessaire, les décisions importantes.
Et l'Europe ? Hubert Védrine pense qu'elle a tout son sens, malgré ce qui a été dit plus haut, et qu'elle est attendue des peuples européens. Encore faut-il mettre un terme à un élargissement infondé et surtout de transformer l'U.E. en instance supranationale. Ses activités administratives et de régulation sont jugées excessives en l'état actuel de son contour encore si flou.
Et la place de l'Europe dans le monde ? Il faut en débattre de façon urgente. Car la cacophonie récente des voix européennes est synonyme d'impuissance.
Et la France ? Elle se fait assez mal à l'idée qu'après avoir projeté ses valeurs sur le monde, c'est aujourd'hui lui qui projette les siennes sur elle par les effets de la mondialisation. Sans oublier que l'Europe n'a pas été le relais d'influence espéré. Mais nos atouts restent importants, si nous savons nous ressaisir. Car, ne pas le faire, serait accepter une certaine servitude que nous ne tolérerions pas. Encore faut-il cesser de se complaire dans un ressassement de notre passé et prendre notre sort activement en mains.
Hubert Védrine rappelle d'ailleurs à ce sujet qu'une politique étrangère a d'abord pour but la défense de nos intérêts vitaux, de notre autonomie de décision et de notre influence. On peut vouloir plus ; mais il faut d'abord vouloir cela.
Un livre utile dont on vous invite à approfondir les pistes.
Editions Fayard (2007) - 150 pages
17:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Europe, France, Mondialisation, Hubert VEDRINE
