dimanche, 31 août 2008
Sloterdijk au sujet des médias
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samedi, 07 juin 2008
La vie dans les sphères : comment vivre dans un oikos éclaté ?

Frédéric Neyrat. Docteur en philosophie, ancien Directeur de programme au Collège International de Philosophie. Publications : « Fantasme de la communauté absolue » (L’Harmattan, 2002) ; « L’image hors-l’image » (Leo Scheer, 2003). « Surexposés » (Lignes - Manifeste, 2005) ; « L’indemne. Heidegger et la destruction du monde » (Sens et Tonka, 2008).

05:50 Publié dans Sphérologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : philosophie, neyrat, sloterdijk, heidegger
jeudi, 05 juin 2008
Sommes-nous les derniers hommes ?
Grégaire, oisif, hédoniste et humaniste, le dernier homme de Nietzsche incarne le termed’un processus de dégénérescence d’une humanité endormie par les narcotiques que sont les valeurs chrétiennes et démocratiques. Nietzsche aurait-il été visionnaire ?
Comme son nom l’indique, le dernier homme représente l’homme le plus méprisable qui soit, le terme possible de l’évolution –ou plutôt de l’avilissement– de l’humanité, si le processus de décadence se poursuivait jusqu’au bout et met-tait fin à toute perspective d’avenir. Cet homme crépusculaire est aux antipodes du surhumain, qui incarne au contraire l’avenir de l’humanité. Une distance infinie sépare en effet l’homme fragmentaire, servile, qu’est le dernier homme du surhumain, c’est-à-dire de l’homme complet, souverain. En accentuant de la sorte le contraste entre ces deux pôles extrêmes de la hiérarchie humaine, Nietzsche a voulu dépeindre de la manière la plus vive le choix décisif entre montée et déclin que chacun de nous est, selon lui, nécessairement amené à faire. Ainsi, lorsque Zarathoustra brosse le portrait peu flatteur du dernier homme dans le Prologue, c’est dans l’espoir de susciter le mépris de la foule, que la description du type surhumain n’avait guère émue. Cet homoncule, cet homme avorté que Nietzsche voyait avec dégoût se profiler à l’horizon de la modernité a renoncé à toute grandeur et n’aspire plus qu’à vivre confortablement et le plus longtemps possible. Semblable à un puceron hédoniste, il a en aversion le danger et la maladie: «On a son petit plaisir pour le jour et son petit plaisir pour la nuit: mais on révère la santé.» Il veut travailler le moins possible et met au-dessus de tout la paix, la tranquillité, la sécurité. Nietzsche compare pour cette raison cet adepte d’une vie sédentaire, en troupeau, à un animal grégaire. Si la civilisation conduit à ce piètre résultat, estime-t-il, c’est qu’elle est en réalité une entreprise de domestication de l’homme: sous prétexte de ren-dre l’homme meilleur, elle le rapetisse, le dévirilise, le déshumanise.
23:27 Publié dans Nietzsche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nietzsche, philosophie
samedi, 31 mai 2008
José Ortega y Gasset, philosophe espagnol du politique
[Euro-Synergies] Ortega a rêvé de forger une élite nouvelle avec des hommes venus de toutes les classes, et de sortir ainsi l'Espagne de son marasme. Ses idées politiques avaient le mérite d'une extraordinaire limpidité que l'on retrouve d'ailleurs dans toutes ses œuvres, mais elles heurtaient de front une société dominée par les conflits d’intérêts, dans laquelle les hommes au pouvoir utilisaient toutes les potentialités de l'irrationnel pour conserver leurs privilèges.Comme Miguel de Unamuno, Ortega a opté pour un "libéralisme" hispanique opposé aux totalitarismes d'un XXe s. à la recherche de stabilités définitives. "Ni le bolchevisme, ni le fascisme, écrit-il, ne résument tout le passé, condition indispensable pour le surmonter". Ces 2 totalitarismes sont des phénomènes de l'âge des "masses" qui a fait perdre aux hommes toute "conscience historique".
Pour acquérir cette conscience, nécessaire à l'équilibre de toute société politique, Ortega suggère l'enseignement d'une philosophie humaniste qui marquera l’avènement d'hommes nouveaux, conscients des impératifs de l'époque, parce que dépositaires d'une mémoire historique effective. Le bolchevisme et le fascisme se bornent, écrit-il, à nier la validité des institutions libérales sans se rendre compte que cette négation peut les conduire à des positions anachroniques. Il faut plutôt dépasser le libéralisme, en assimilant les acquis spirituels de cette idéologie politique polymorphe.
16:43 Publié dans Figures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ortega y gasset, espagne, politique, philosophie, libéralisme
jeudi, 01 mai 2008
Le ''dernier homme'' de Nietzsche
On surveillera avec intérêt la revue semestrielle de philosophie et de sciences humaines Le Portique [signalée par Europe-Puissance].
"Le processus fondamental des Temps modernes, c’est la conquête du monde en tant qu’image conçue. Le mot image signifie maintenant la configuration (Gebild) de la production représentante. En celle-ci l’homme lutte pour la situation lui permettant d’être l'étant qui donne la mesure à tout étant et arrête toutes les normes…. Pour cette lutte entre visions du monde et conformément au sens de cette lutte, l’homme met en jeu la puissance illimitée de ses calculs, de ses planifications et de sa culture universelle."
Martin Heidegger (Chemins qui ne mènent nulle part).
On lira en particulier l'article de Benoît Goetz consacré au personnage du dernier homme de Nietzsche.
"Il y a, chez les femmes et chez les hommes de ce temps, une manière plutôt souveraine de perdre pied sans angoisse, et de marcher sur les eaux de la noyade du sens. Une manière de savoir, précisément, que la souveraineté n’est rien, qu’elle est ce rien dans lequel le sens, toujours, s’excède. Ce qui résiste à tout, et peut-être toujours, à toute époque, ce n’est pas un médiocre instinct d’espèce ou de survie, c’est ce sens-là."
Jean-Luc Nancy (Le Sens du monde)
19:59 Publié dans Nietzsche | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : philosophie, nietzsche
