jeudi, 03 avril 2008
Pour une Révolution Conservatrice de l'Université

Si elle entend survivre et participer à maintenir notre peuple dans l’histoire, l’Université doit se faire le lieu d’une avant-garde aristocratique, identitaire, organiciste et personnaliste, réalisant ainsi l’admirable voeu du plus grand philosophe du XXe siècle, le Recteur Martin Heidegger. Entre les mains d’une nouvelle génération, elle peut et doit être l’instrument de la Reconquête pour laquelle nous militons.
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L’Université n’a pas vocation à former des travailleurs, mais une élite. Plus encore, son devoir est la formation d’une aristocratie – cette élite de l’Esprit – par définition politique et enracinée. L’étudiant doit se préparer à assumer son futur rôle de cadre national et européen : cet effort de formation légitime son statut privilégié (les études relevant de l’otium et/ou de l'instruction) au sein de la Communauté. C’est elle qui, nous reconnaissant le droit – et de fait, le devoir – de développer notre intelligence, nous assigne comme tâche la résolution de ses problèmes (meta-)politiques et, parallèlement, le développement de ses Sciences et de ses Lettres. Au sein de l’Université, chaque étudiant est donc un engagé, à tous les sens du terme.
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Une telle conception – la seule à échapper à l’hypocrisie des Modernes et, à dire vrai, qui puisse répondre aux impératifs d’un temps d’avant-guerre – implique que l’Université redevienne un corps intermédiaire reconnu et respecté. Reconnaissable et respectable, pour mieux dire. Elle doit redevenir un véritable microcosme, accueillant les autres mondes intégrés, descendant des associations jusqu’au niveau des étudiants, et réciproquement. En d’autres termes, l’Université authentique n’est pas la juxtaposition hasardeuse de différentes promotions, mais l’espace communautaire articulé dédié à la formation des individualités sélectionnées et des fidélités.
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L’Université doit donc renouer avec la Tradition et les traditions : elle doit oeuvrer au renouveau de la Pensée par le retour au Sol, selon le souhait du défunt marcheur de Souabe; ressusciter les authentiques corporations sous l’égide d’une nouvelle collégialité des étudiants et de leurs professeurs ; promouvoir une sociabilité différenciée dans le cadre d'une autarcie impériale ; développer une éthique inspirée des codex et des coutumes perdurant dans d’autres terres d’Europe (songeons à la Mensur des anciennes universités impériales) ; former ainsi une jeunesse redevenue saine et forte.
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Le système libéral (entendu comme vision du monde et discours de la Forme-Capital), est l’ennemi mortel de la jeunesse qui doit se hisser jusqu’à la maturité et se conquérir elle-même. Face à l’utopie mondialiste, l’Université doit tendre à l’autarcie, préliminaire à une possible et nécessaire réappropriation des destins: la liberté et l’autorité authentique (auctoritas : maîtrise de soi, charisme, puissance d’être) qui fondent toute personnalité ne pouvant en effet se développer dans le cadre essentiellement dégénérescent et régressif de la société libérale. Purifiée des influences confédérées, l’Université redeviendra le lieu de l’auto-création et du dévoilement de la Personne que nous appelons de nos voeux, permettant le dépassement positif de l’insignifiance de la post-Modernité.
14:05 Publié dans 1. Orientations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : révolution conservatrice, moeller, spengler, jünger, evola, salomon, nietzsche
